Interview de Jean- Baptiste Guignard

Aujourd’hui, nous nous intéressons à Jean-Baptiste Guignard, généreux donateur qui a apporté son aide financière au projet du club cette saison. Découvrez qui il est grâce à cette interview !

Bonjour Jean-Baptiste, peux-tu te présenter s’il te plaît ?

Je suis Jean-Baptiste Guignard, je suis directeur dédié à la recherche et à l’ingénierie chez Qualcomm, qui est une boîte dont le siège est à San Diego et qui est étendue un peu partout dans le monde. Elle est notamment pionnière sur la réalité augmentée et la réalité virtuelle, mais au départ c’est une entreprise qui construit des machines, dont les processeurs de tous les téléphones Android et Apple.

Tu as décidé d’apporter ton aide financière au club des JSA BMB cette année. Qu’est-ce qui t’a poussé à le faire ?

Tout d’abord, il y a besoin de sous 😂 Donc ça c’est le premier besoin ! Ensuite, je connais Charles Paillette car je joue au basket avec lui depuis quelques temps maintenant. C’est l’énergie d’Alexandre et Charles qui, au départ, m’a convaincu de rejoindre cette épopée. Le  projet m’intéressait beaucoup, notamment l’entreprenariat, qui est un domaine que je connais bien, et le fait qu’il y avait quelque chose de différent à faire. Au départ, quand on s’est mis à écrire ce projet sur 3 ans c’était “Qu’est ce qu’on pourrait faire de nouveau, que personne d’autre ne fait ?”. Au départ, ce n’était pas du tout financier, je voulais donner de mon temps. Et puis, l’équipe est fantastique, avec des gens hyper motivés et des parcours un peu différents mais que le basket uni. Il n’y a jamais eu autant de projets, et d’ailleurs ça se ressent. Même si on est en bas du classement les gens viennent, les partenaires continuent d’affluer, c’est une bonne dynamique ! Il y a un vrai moment JSA cette année qui a été impulsé par cette nouvelle équipe et au départ par l’énergie d’Alexandre et Charles. Donc, je ne pouvais qu’aller dans leur sens et essayer d’y contribuer. C’est un moment de ma carrière où j’ai un peu de sous donc je trouve que c’est un vrai bon investissement et qui me tient à cœur.

Peux-tu nous raconter ton parcours scolaire ? Tu as étudié aux Etats-Unis dans une grande université, peux-tu nous en dire plus sur cette expérience ?

J’ai fait un Doctorat en Sciences cognitives qui m’a amené à l’université de Princeton. En France, ce qui manquait un petit peu c’était le caractère très appliqué de l’affaire, ce que j’ai trouvé aux Etats-Unis. J’étais à Green Hall, dans le département de neurosciences mais il y avait plein d’autres personnes (des linguistes, des sportifs, des biologistes…etc) donc c’était assez fertile. C’est là que j’ai vu, en jouant au basket et au squash, que la culture scientifique autour du sport élite était différente. Ce n’est pas quelque chose que j’ai retrouvé en revenant en France mais que je serais ravi d’accompagner, et les JSA sont, je pense, un bon véhicule pour ça.

Tu as un parcours professionnel très riche ! Tu as notamment enseigné, peux-tu nous en dire plus ?

Quand on est scientifique, on fait ses armes au départ en étant enseignant-chercheur. Au début, je n’avais pas grand chose à dire parce que je ne pouvais pas parler de mes objets, étant en train de les construire, de les rédiger, de les formaliser, donc j’ai beaucoup appris en enseignant. Ce qui était intéressant c’était le type d’interactions auxquelles ça donnait lieu. Des questions qui auraient pu paraître un peu stupides, finalement poussent dans ses retranchements. Ça permet d’expliquer autrement et je trouve que c’est quelque chose qui m’a beaucoup apporté car c’était lié à mes problématiques de recherche.

Tu as fondé la start up Clay AIR. En quoi consiste cette startup et comment l’as tu fondée ?

J’étais professeur des Universités à la Sorbonne, mais ce n’était pas une ambiance qui me plaisait trop car c’est quand même vieille école. La première idée que j’ai eue n’était pas du tout de faire une start-up, c’était faire de la musique. Je suis musicien et je voulais contrôler sur scène des instruments dont je ne sais pas très bien jouer comme des cordes et des cuivres, que généralement je programme. L’idée, c’était d’avoir un segment pré-enregistré que je modulais comme un chef d’orchestre sur scène. Quand je l’ai fait sur scène pour un album qui est sorti en 2015, je voyais que ça fascinait les gens, ils arrêtaient d’écouter la musique et regardaient ce que j’étais en train de faire. Avec mon associé, Thomas Milin, on s’est dit qu’on allait le convertir sur quelque chose de plus accessible, plus grand public. C’est devenu une application qui a cartonné et puis c’est devenu une startup. On a eu beaucoup de visibilité, on s’est retrouvé à faire le journal de 20h, le Grand Huit avec Sophie Davant et Canal Plus. De base, je ne me disais pas qu’on allait en faire une boîte. Et puis, Renault nous a contacté en disant “c’est très cool votre truc, mais nous on le voudrait pour contrôler des choses à l’intérieur d’un cockpit de voiture”. Ils voulaient la même chose mais sans la musique. On l’a fait, c’était long et compliqué mais on l’a fait. On est un peu devenu le laboratoire R&D externalisé de plein de grands groupes. On est maintenant la solution native de Qualcomm pour la réalité virtuelle, la réalité augmentée et l’automobile.

Actuellement, tu travailles chez Qualcomm, entreprise dans laquelle tu es directeur de l’ingénierie. Peux-tu nous expliquer ce job ? Quelles sont tes missions ?

Mon job a beaucoup changé. J’ai beaucoup d’équipes internationales en responsabilité, je m’occupe du recrutement et je suis en charge de la réalité augmentée/réalité virtuelle, un domaine qui est en pleine expansion. J’ai des responsabilités comme alouer ou couper des budgets, je détermine quels vont être les besoins produits l’année suivante autour de la réalité augmentée/virtuelle. Par exemple, est-ce que c’est des lunettes plus fines ? Des lunettes avec ou sans fil ? Il y a donc des défis techniques, des défis produits et des défis stratégiques parce que, même si c’est en train d’exploser et que tout le monde en veut, on ne sait pas trop dans quel sens ça va.

As-tu des projets en cours ?

J’ai un album à sortir depuis 2 ans, que je n’arrive pas à sortir parce que je n’ai pas le temps. J’ai aussi radicalement repris, malgré ma taille et mon âge, le basket, quatre fois par semaine avec un coach personnel, des amis et aussi en 3×3 le vendredi avec Alex Vialaret et Ballistik, j’adore ça ! Je trouve que je pense mieux, je réfléchis mieux, je suis “mieux dans le monde”, pour reprendre les métaphores de gens que j’aime beaucoup, quand je fais beaucoup de sport. C’est pour ça aussi que ça m’intéressait beaucoup de faire partie des JSA, c’est vraiment passionnel !

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